
Série de suitesPress Book vu par le comité de sélection du Prix de l'Inaperçu
Les mauvaises langues diront qu'il
l'avait bien cherché. Car s'il a le surréalisme courtois, l'auteur se
dérobe - puisqu'il ne fait pas de livre. Press Book est la revue de
presse d'un livre qui est... une revue de presse. Celui-ci ou un autre,
d'ailleurs, personne ne saura jamais. Le travail est soigné, la farce est
savoureuse. Le pire, c'est que Press Book se lit (presque) comme un
livre. Qui a dit que cela n'en était pas un ? Reprenons : quand Magritte
intitule l'une de ses oeuvres Ceci n'est pas une pipe, c'est
justement qu'elle représente une pipe sans en être une. On ne peut
ni la bourrer ni la fumer. C'est une image. Mais Press Book ne
représente pas un livre, il en est un, puisqu'on peut le lire, le
feuilleter, le ranger dans sa bibliothèque. Autant dire que ce n'est pas
Ceci n'est pas une pipe, c'est même l'inverse. Mais ce n'est pas
une pipe pour autant. Oui ? Non. (Nils C. Ahl)
Press Book vu par le critique moyen
J'en suis encore tout retourné : quel hold-up littéraire vient
d'effectuer Mathieu GOGUEL, un illustre inconnu qui s'autoproclame
écrivain et a le culot de faire un essai de 192 pages sur le vide dans
le but avoué de rançonner chacun de ses acheteurs de la somme de 19,68
euros ?
Press Book vu par le critique professionnel
En ces temps de crise, où tout risque financier est
banni, un auteur inconnu du nom de Mathieu GOGUEL, dont il est son propre
éditeur (et comment en serait il autrement rien qu'à la lecture du titre !),
fait un pied de nez à la critique littéraire en sortant un essai nommé Press
Book (Ceci n'est pas un livre). Le contenu reflète tout à fait le titre puisque
l'écrivain, dans un style à la fois crû et psychédélique, s'imagine à décrire
les critiques dont son oeuvre aurait pu faire les frais, si cette dernière avait
réellement existé !
Press Book vu par le critique philosophe
Parmi la multitude d'ouvrages sortant pour le salon
du livre, je vous ai dégoté, cher lecteur, une perle de courage, de réalisme et
de philosophie : Press Book (Ceci n'est pas un livre). Je vous le demande : n'est il pas plus difficile de
nos jours, de choisir l'anticonformisme de ses opinions personnelles plutôt que
la facilité de bon aloi ?
Press Book vu par le critique philanthrope
A l'heure de l'eBook, il fallait qu'un auteur inconnu du grand public,
adulé par une minorité de motards, sorte un quatrième opus sous forme
de oBook, oeuvre magistrale de culot, de défi, d'inconscience, de
délire mais aussi non dénuée d'une part de réalisme et de génie : Press Book (Ceci n'est pas un livre). L'auteur, Mathieu GOGUEL y invente un genre
précurseur où l'écrivain est tout à la fois critique littéraire de sa propre oeuvre et bourreau de la pensée unique, inlassablement suggérée par les médias
modernes.
Press Book vu par le critique révolutionnaire
Est-ce que la dernière oeuvre de Mathieu GOGUEL,
intitulée Press Book (Ceci n'est pas un livre) est un affront à la
littérature, à cet art intouchable car protégé par une flopée de vieux critiques
tombés en décrépitude, non pas par la force de l'âge mais par un confort tout
bonnement égoïste et matérialiste, incapable de voir désormais l'essentiel de
leurs yeux devenus aveugles ?
Press Book vu par l'ami motard
Capitaine Flam, non, tu ne viens pas de notre
galaxie, mais du fond de ton cerveau tordu ! Quel éditeur assez fou a pu cautionner ce livre d'un
genre nouveau, révolutionnaire par son concept et sa présentation, si ce n'est
son auteur à proprement parler ? Gros dégueulasse, tes corrones doivent en ce
moment dépasser de ton calbut, tant ton audace et ta bravoure sont
grandes !
Noëlle avant l'heureMais qu'est-il arrivé à Mathieu Goguel ? Que cherchait l'auteur de Press Book (ceci n'est pas un livre) - Erreur Système - 19,68 euros, lorsqu'il a écrit ce livre (car il s'agit bien d'un livre) ? En se mettant à la place du Diable mais aussi à celle de son avocat, Mathieu Goguel nous a muselé ! Il ne restait plus rien à dire puisque tout était écrit. Un subterfuge narratif bien pratique si l'on ne veut plus rien entendre et surtout pas son propre lecteur ! En se distribuant à lui-même les bons et les mauvais points, l'auteur se condamnait à errer dans un cercle propre où plus rien ne pourrait l'atteindre. Mathieu Goguel nous a volé nos mots, notre liberté de lire et d'exprimer un avis. |
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